Les 5 causes de reprises les plus fréquentes en projets CVC/électricité et comment s’en prémunir

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Dans les projets CVC et électriques, les reprises sont difficiles à éviter complètement. La complexité des ouvrages, l’interdépendance entre les corps d’état et le nombre d’intervenants rendent certaines erreurs inévitables.

Au lieu de chercher à éviter les reprises, le véritable enjeu est plutôt d’identifier les causes de reprises suffisamment tôt pour les traiter avant qu’elles ne deviennent coûteuses.

Pour les conducteurs de travaux et directeurs d’agence, cela suppose de mieux maîtriser l’information terrain : disposer des bons plans, suivre les contrôles qualité, coordonner les actions correctives et conserver les preuves de ce qui a été réalisé.

Voici les cinq causes les plus fréquentes de reprises sur les chantiers et les moyens de mieux s’en prémunir.

1. Travailler avec une version obsolète des plans

Sur les grands projets, les plans peuvent connaître de nombreuses révisions au cours du chantier. Lorsque les équipes terrain travaillent encore avec une ancienne version, elles peuvent réaliser des ouvrages qui ne correspondent plus aux exigences du projet.

Le problème est particulièrement important lorsque les équipes utilisent des plans papier. À chaque nouvelle version, il faut récupérer les anciens documents auprès des différentes entreprises et leur transmettre les nouveaux. Plus le nombre d’intervenants est important, plus ce processus devient difficile à fiabiliser.

Les conséquences peuvent être considérables : il faut parfois détruire puis refaire des travaux pourtant correctement exécutés au regard de l’ancienne version du plan.

C’est une situation que j’ai moi-même rencontrée lorsque je travaillais chez Razel-Bec (Groupe Fayat), sur un projet de génie civil comptant plus de 400 personnes sur le terrain. Il nous est arrivé à plusieurs reprises que des équipes disposent d’anciennes versions de plans. Dans un cas, une pile de pont a été coulée à partir d’un plan qui n’était plus à jour. Comme elle n’était pas conforme au plan en vigueur, nous avons dû la détruire entièrement et la reconstruire. La cause était simple : le chef de chantier n’avait pas reçu la dernière version du plan en raison d’un problème dans la transmission des indices.

Comment s’en prémunir ?

L’objectif est de faire en sorte que les équipes travaillent systématiquement avec la dernière version disponible, sans dépendre d’une transmission manuelle.

Avec un logiciel de suivi de chantier comme Fieldwire, les équipes peuvent accéder aux dernières versions des plans depuis leur téléphone ou leur tablette, y compris lorsqu’elles travaillent hors ligne. Les versions sont gérées dans la plateforme, ce qui permet également de comparer les différentes révisions et de travailler directement sur les plans.

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2. Réaliser des contrôles qualité partiels ou difficiles à exploiter

Dans les métiers techniques, les autocontrôles sont essentiels pour vérifier qu’un équipement ou un ouvrage est correctement réalisé avant de passer à l’étape suivante.

Prenons l’exemple d’une entreprise qui installe 200 climatiseurs. Pour chaque équipement, plusieurs points doivent être vérifiés : raccordement, fonctionnement, mise en service, etc.

Sur de nombreux chantiers, ces contrôles restent pourtant partiellement digitalisés, voire entièrement réalisés sur papier. Un chef de chantier peut constater qu’un équipement ne peut pas encore être raccordé parce que l’électricien n’est pas intervenu, ou qu’une mise en service est impossible faute d’un équipement disponible. L’information est alors notée sur un plan ou une fiche papier.

Le risque est que cette information soit oubliée. Un problème pourtant identifié pendant le chantier peut ainsi réapparaître au moment de la livraison sous la forme d’une réserve ou d’une reprise.

Le problème n’est donc pas nécessairement l’absence de contrôle, mais la difficulté à suivre systématiquement les résultats de ces contrôles et à les exploiter dans le temps.

Comment s’en prémunir ?

Les campagnes d’autocontrôle peuvent être structurées dans Fieldwire afin d’associer chaque équipement ou élément à une tâche ou à un formulaire de contrôle.

Les équipes terrain peuvent ensuite renseigner les résultats en temps réel, ajouter des photos et localiser chaque point directement sur le plan. Le responsable dispose ainsi d’une vision à jour de l’ensemble des contrôles et peut identifier rapidement les équipements bloqués ou non conformes.

3. Constater une non-conformité sans assurer le suivi de l’action corrective

Identifier un problème est une première étape. S’assurer qu’il est effectivement corrigé en est une autre.

Sur certains projets, les entreprises parviennent à réaliser leurs contrôles et même à produire les rapports correspondants. Mais le suivi des actions correctives reste partiel : qui doit intervenir ? Sur quel équipement ? Pour quand ? Le problème a-t-il finalement été résolu ?

Lorsque ces informations circulent par téléphone, email ou différents fichiers, les oublis deviennent fréquents. Une réserve qui aurait pu être traitée plusieurs semaines avant la livraison peut alors rester ouverte jusqu’à la fin du chantier.

Comment s’en prémunir ?

Avec Fieldwire, une non-conformité peut être transformée directement en tâche et suivie jusqu’à sa résolution.

La tâche peut être localisée sur le plan, attribuée à un responsable et associée à un statut permettant de visualiser rapidement les points encore à traiter. Les équipes peuvent également échanger directement dans la tâche et conserver l’historique des actions réalisées.

Cette approche a notamment été utilisée sur le projet Rosace, un vaste projet de déploiement de fibre optique dans l’Est de la France. Avec des centaines de milliers de boîtiers à contrôler, le suivi des actions correctives auprès des sous-traitants représentait un enjeu majeur. La coordination auparavant réalisée par téléphone et email générait des oublis, des erreurs et du temps perdu. Avec Fieldwire, les différents intervenants pouvaient voir les points à résoudre et les suivre jusqu’à leur traitement.

4. Subir des dégâts causés par une autre entreprise

Sur un chantier où plusieurs entreprises interviennent successivement ou simultanément, une entreprise peut parfaitement livrer un ouvrage conforme, avant qu’un autre intervenant ne le détériore.

L’exemple est classique : un peintre termine son intervention, puis un autre corps d’état doit percer le mur pour installer un élément oublié. La peinture est endommagée et doit être reprise, alors que le travail initial était conforme.

Sans documentation de l’état de l’ouvrage au moment de sa livraison, il peut être difficile de démontrer qui est responsable des dégâts. L’interdépendance entre les différents corps d’état rend ce risque particulièrement important sur les projets complexes.

Comment s’en prémunir ?

Il faut pouvoir constater et documenter l’état des travaux au moment où ils sont terminés.

Fieldwire permet de réaliser ces constats directement depuis le terrain à l’aide de tâches ou de formulaires. Les équipes peuvent associer des photos au point concerné et conserver ces informations dans leur contexte, notamment en les reliant au plan ou à une tâche. Une photo contextualisée peut éviter qu’une entreprise ait à assumer une reprise qui ne lui incombe pas.

Les formulaires peuvent également être utilisés comme procès-verbaux de réception et faire l’objet d’une signature. Une fois rempli sur le terrain, le document peut être transmis au client ou à une autre partie en quelques clics.

5. Manquer de temps pour encadrer et former les équipes

Dans les métiers techniques, la complexité des ouvrages et le manque de main-d’œuvre qualifiée peuvent accentuer le risque d’erreurs d’exécution. Mais réduire les problèmes de qualité à un simple manque de compétence des équipes serait trop réducteur.

L’encadrement joue également un rôle essentiel. Lorsque les chefs de chantier et responsables opérationnels consacrent une part importante de leur temps aux tâches administratives, ils disposent de moins de temps pour accompagner les équipes, vérifier les travaux et transmettre les bonnes pratiques.

Comment s’en prémunir ?

La numérisation des processus ne remplace pas la formation, mais elle peut redonner du temps aux équipes opérationnelles et à leur encadrement.

En simplifiant les processus de suivi, de contrôle et de reporting, Fieldwire permet aux équipes de passer moins de temps à gérer l’administratif et davantage de temps à vérifier les travaux. Pour les encadrants, ce temps peut notamment être consacré à l’accompagnement et à la formation des équipes terrain.

Et les données accumulées sur les projets peuvent aller plus loin : elles permettent aux entreprises d’identifier les causes récurrentes de non-conformité et d’en tirer des enseignements pour adapter leurs formations, leurs matériaux ou leurs procédés. Réduire les reprises, c’est aussi donner aux équipes le temps de mieux faire leur travail.

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Passer d’un contrôle réactif à une prévention proactive avec Fieldwire

Les reprises ne disparaîtront jamais complètement des projets de construction. En revanche, leur impact peut être considérablement réduit lorsqu’une entreprise est capable d’identifier les problèmes suffisamment tôt, de coordonner leur résolution et de conserver une trace de ce qui a été réalisé.

C’est là que Fieldwire se distingue d’un simple outil de reporting. La plateforme permet de capturer l’information sur le terrain, mais surtout de la transformer en actions et de suivre ces actions jusqu’à leur résolution. Les tâches disposent de leur propre messagerie et conservent le contexte nécessaire pour permettre aux équipes de se coordonner.

L’enjeu est donc de passer :

  • d’un plan papier à une information disponible au bon endroit et au bon moment ;
  • d’un contrôle isolé à un suivi continu ;
  • d’un constat de non-conformité à une action corrective pilotée ;
  • d’un reporting a posteriori à une coordination proactive ;
  • d’un historique dispersé à une source unique d’information.

L’adoption par les équipes terrain est également déterminante. Pour que ces processus fonctionnent, l’information doit pouvoir être remontée rapidement par les techniciens, chefs d’équipe et chefs de chantier. La facilité d’utilisation et la flexibilité de Fieldwire sont donc essentielles pour rendre ces pratiques réellement applicables sur le terrain.

Le projet SmartSide de Spie illustre concrètement l’impact d’un suivi systématique et proactif des autocontrôles. Sur ce projet de 40 000 m² de bureaux, les équipes ont réalisé plus de 90 000 contrôles sur 9 000 équipements. Grâce à ce suivi, Spie a pu réduire de moitié le nombre de réserves par rapport à un projet précédent quatre fois plus petit. À surface équivalente, cela représente donc huit fois moins de réserves, en limitant les non-conformités et en traitant plus rapidement le reste à faire avant la réception.

Traiter les reprises avant qu’elles ne coûtent cher

Les reprises sont rarement dues à une seule cause. Sur les projets CVC et électriques, elles peuvent résulter d’un plan obsolète, d’un contrôle incomplet, d’une action corrective oubliée, d’un dommage causé par un autre intervenant ou d’un manque de temps consacré à l’encadrement.

S’il n’est pas réaliste de prétendre éliminer toutes les reprises, les entreprises peuvent pourtant gagner en efficacité en essayant de mieux les anticiper, les traiter rapidement et limiter leur impact sur le chantier.

Avec une information accessible sur le terrain, des contrôles systématiques, des actions correctives clairement attribuées et des preuves facilement exploitables, les équipes peuvent intervenir plus tôt et limiter les conséquences financières des non-conformités.

En donnant aux équipes les moyens de mieux suivre ce qui se passe réellement sur le chantier, Fieldwire transforme les autocontrôles et le suivi qualité en véritables outils de prévention opérationnelle.

Découvrez comment Fieldwire peut vous aider à réduire les reprises et mieux coordonner vos équipes terrain.

Responsable Europe

Édouard Bidault

Édouard Bidault est Directeur Europe de l’Ouest chez Fieldwire. Depuis 10 ans, il oeuvre pour améliorer la productivé des équipes terrain. Ingénieur de formation, ancien conducteur de travaux en génie civil, il a lancé Fieldwire en France en 2017 puis récemment en Europe de l’Ouest.

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